En pleine période des Fêtes, Bellechasse s’est offert un présent hors de l’ordinaire: une piste cyclable de 72 kilomètres!
«Un cadeau du ciel!», s’exclame le maire de Saint-Anselme, Michel Bonneau.
Ce projet, lancé par de preux défenseurs du développement durable, se concrétisera, enfin, au cours de l’année 2008.
Aménagée sur une emprise ferroviaire abandonnée depuis belle lurette, cette piste reliera, par monts et par vaux, Saint-Henri et Armagh.
Les travaux, confiés juste avant Noël à une entreprise de Sainte-Claire (Excavation Lafontaine), débuteront au printemps. «Dès que la neige aura disparu», confirme M. Bonneau.
«Ça va être une infrastructure incroyable pour le développement de notre région, une ouverture extraordinaire sur ce marché en pleine expansion qu’est le cyclotourisme. De plus, particulièrement dans la région d’Armagh, où le relief est plus accentué, le vélo va s’implanter parmi les activités pratiquées par la population locale. Les gens font peu de vélo, dans certains coins, à cause du dénivelé important, mais aussi en raison de la dangerosité de certaines routes (277), qui sont privées d’accotement.» On connait tous les mérites des accotements… raisonnables.
«Un bienfait sur toute la ligne», résume Michel Bonneau.
«Selon nos évaluations, les travaux vont durer 12 semaines et, si tout va bien, le 15 août, on pédale! On va se payer la traite, le jour de l’inauguration. Avec le groupe qui a supporté ce projet depuis le début, il y a dix ans, on va s’offrir une belle randonnée d’un bout à l’autre de la piste, aller-retour, pour ceux qui en seront capables.»
Attendu comme un stimulant pour l’économie locale, la piste fait dejà des petits. «La beauté de l’affaire, c’est que les travaux seront effectués par une entreprise de chez nous, avec des travailleurs de chez nous», mentionne M. Bonneau. «On ne pouvait demander mieux!»
Enflammé, le maire de Saint-Anselme? C’est peu dire. La perspective de doter sa région d’une voie cyclable de ce type lui permet de rêver aux retombées éventuelles pour toutes les municipalités avoisinantes. D’autant plus que, dans une couple d’années, elle sera reliée au réseau cyclable de la ville de Lévis, par le prolongement du Parcours des Anses, de Lévis à Saint-Henri.
«Le raccordement avec Lévis était une condition essentielle pour aller de l’avant, aux yeux des élus de Bellechasse», souligne Michel Bonneau. Ce lien prolongera donc le parcours jusqu’au fleuve, en face de Québec.
Petit calcul rapide: 14 km sur le Parcours des Anses, 14 km de Lévis à Saint-Henri et 72 km sur la nouvelle piste, jusqu’à Armagh, ça fait un beau 100 bornes de voie pavée et sécuritaire jusqu’au coeur de Bellechasse.
À Lévis, les intentions sont claires. «Il faut toujours un peu de temps pour que de tels projets se concrétisent, mais d’ici deux ou trois ans, nous devrions pouvoir compléter le raccordement avec Bellechasse», confirme Alain Blanchette, chef de cabinet de la mairesse Danielle Roy-Marinelli.
Des sommes d’argent pourraient être consenties dès la prochaine année, à Lévis, pour l’élaboration et la réalisation éventuelle de ce projet. «C’est très important pour la ville de de Lévis de compléter ce parcours puisqu’il fermera la boucle de notre réseau», fait remarquer M. Blanchette.
À l’association Vélo Bellechasse, l’enthousiasme est à son zénith. Toute cette équipe de gens dévoués verra, dans quelques mois, son rêve se réaliser. «C’est un sapré beau cadeau de Noël», s’est exclamé, à son tour, Daniel Bélanger, le nouveau président de l’association.
«C’est quasiment incroyable! Maintenant, on sait que ça va se faire. Nous sommes très heureux de voir comment les choses se déroulent, depuis quelques mois. Il reste encore beaucoup de boulot à faire, particulièrement au niveau du financement (contribution populaire), mais on va mettre l’épaule à la roue, on va apppuyer la MRC jusqu’au bout», conclut M. Bélanger.
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